Chronique des vallées

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samedi, 28 août 2010

Bussang Le thèatre du peuple, triste saison

Depuis quelques années le théâtre du peuple à Bussang nous présente un double visage. côté pile une augmentation du nombre de représentation avec notamment l'instauration d'un horaire du soir pendant la saison, ce qui constitue une intéressante innovation, côté face la programmation de pièces sous la houlette du directeur actuel, Pierre Guillois, et qui ont pour point commun de faire appel plus que de raison à la vulgarité du texte et de la mise en scène, particulièrement lorsqu'il en est l'auteur.

Nous sommes garantis d'avoir à chacune des pièces le privilège de contempler le cul d'un acteur voire de toute la troupe, d'être envahis de giclées d'hémoglobine sans oublier d'avoir à supporter des textes vulgaires et orduriers tellement vulgaire et orduriers qu'ils en deviennent risibles sans le vouloir.

Monsieur Guillois, les gesticulations sanguinolentes et ordurières que vous nous infligez ne choquent depuis longtemps plus personne, sauf sans doute quelques esprits faibles, elles ne provoquent pas plus le dégoût que l'écœurement si cela était le but recherché. Elles n'inspirent guère plus qu'un peu de pitié. En revanche là ou vous êtes impardonnable, c'est en laissant penser que vous vous inscrivez dans la tradition du théâtre du peuple. Non, mille fois non, votre conception, si cela en est une, ne se rattache en rien à celle du théâtre de Bussang qui nous a laissé au cours du temps des représentations d'exception de pièces classiques ou modernes, de créations contemporaines, qui ont fait sa réputation et sa notoriété. Notoriété, sur laquelle vous avez prospéré et sans laquelle vous auriez sans doute joué devant des salles à moitié vides ou à moitié pleines, c'est selon. Monsieur Guillois, votre passage à Bussang sera comme une parenthèse vite oubliée de l'histoire de ce théâtre, et c'est tant mieux. Bussang survivra.

La dernière saison confirme malheureusement tout cela. Les deux pièces montées, "Peau d'Âne" et "Le gros la vache et le Mainate" réussissent le tour de force de réunir en plus des caractéristiques citées plus haut, indigence de la mise en scène et misérabilisme des textes, qui s'étirent infiniment au détriment de la patience du spectateur qui refuse d'être l'otage de la facilité et des procédés, abondamment utilisés. Ces textes et mises en scène ont sans doute leur place sur TF1 entre deux séquences de télé-réalités bien crapoteuses mais n'ont rien à faire sur la scène du théâtre de Bussang.

Théâtralement vôtre

jeudi, 22 juillet 2010

Où l’on reparle du salon du Polar de La Bresse.

Après un premier salon qui s’est tenu fin novembre 2009 et qui est loin d’avoir rencontré le succès que lui prêtent ses organisateurs (il faut bien appâter la subvention), une deuxième livraison nous est promise pour novembre 2010. La lecture des réjouissances 2010 ressemble à s’y méprendre à celles de 2009, comme si les organisateurs en manque d’imagination faisaient chauffer le « copier coller », outil préféré des plagieurs en tous genres.

Pas l’ombre du soupçon d’une idée nouvelle dans ce second numéro : le thème du concours de nouvelle est la copie conforme du précédent, plus de la moitié des auteurs invités était déjà là l’année dernière, les animations sont calquées à la virgule près etc.. Heureusement, le film projeté en ouverture sera différent, ouf, on revient de loin !

La fine équipe « organisatrice » de cette seconde édition serait-elle en panne d’imagination ? Après avoir créé de toutes pièces en 2009 cette manifestation qui somme toute portait en elle les germes d’un développement prometteur, la voilà qui nous ressert le même plat avec un furieux goût de réchauffé !

J’ai cherché une explication, et je l’ai trouvée. En plus du goût de réchauffé le plat dégage aussi une forte odeur de brûlé. En effet deux des membres fondateurs de l’association et principaux concepteurs de la première édition ont été virés sans ménagement par cette équipe dont on peut aujourd’hui, et moins que demain, mesurer la capacité à porter un vrai projet culturel. Sans vergogne aucune ils ont pillé ce qu’ils sont incapables de concevoir et sans doute s’imaginent-ils que cela suffira à assurer leur succès !

Il est consternant qu’une des rares manifestations culturelles de notre fond de vallée soit dés sa seconde édition victime d’un tel manque de créativité, ce second salon manque déjà de souffle, dommage.

lundi, 24 mai 2010

Week-end de Pentecôte en Hautes-Vosges : on ne m'y reprendra plus!

Temps chaud et ensoleillé, la nature a explosé dans les tons vert tendre, tout est en place pour vivre de merveilleux moments...Que nenni ma fille, les Hautes-Vosges il faudra les éviter les jours fériés. Mais qu'a-t-il bien pu se passer? L'horreur personnifiée vous dis-je ma mère!!! Des théories de motos françaises et étrangères ont sillonné durant les 3 jours les grandes mais surtout les petites routes de cette belle région, par paquets de de 10, 15 ou plus, faisant pétarader leurs engins, doublant sans visibilité et roulant à des vitesses largement au-dessus de celles autorisées et donc très dangereuses. Ces cavaliers de l'enfer déboulent en seigneurs dans les villages nous assourdissant de leur vacarme. D'après les autochtones, c'est comme cela chaque dimanche d'été et journellement en juillet ,août...

En France, les jours fériés voient en général fleurir au bord des routes la présence de gendarmes pour calmer les ardeurs automobilistes : en 3 jours rien, personne pas l'ombre d'un képi pour verbaliser les débordements des motards en Hautes-Vosges. Je comprends qu'il soit agréable de rouler à moto par beau temps, tranquillement. Mais ce que j'ai constaté ce week-end de Pentecôte n'a rien eu à voir avec une ballade tranquille et au fil des heures ma colère s'est amplifiée. Les Vosges, la montagne, la forêt, les lacs sont un réservoir d'énergie, de beauté auxquels les visiteurs viennent se ressourcer, communier avec la nature,alors que font là ces groupes de motards qui se rendent en montagne pour la polluer et y faire un boucan intempestif?

Et à quoi pensent nos élus, pourquoi ne font-ils pas respecter les limitations de vitesse en agglomération ,cherchent-ils à transformer la montagne en un vaste "motodrome"? Il existe des circuits ad hoc que les motards les utilisent. Ah! mais j'oubliais : les motards, ce sont des touristes, ils font tourner le commerce, consomment. Le maître mot est lâché, plutôt ravager la nature, du moment que les touristes consomment. J'avais cru entendre le mot crise, et celui de décroissance...qu'il nous fallait apprendre à vivre différemment, ne pas gaspiller.

Les élus ont leur part de responsabilité, eux qui siègent au Parc des Ballons, laissent faire et ne prennent aucune initiative utile.

En ce qui me concerne, je vais en effet éviter les Hautes-Vosges et le faire savoir autour de moi, je les fréquentais pour leur calme et la sérénité que j'y trouvais depuis de longues années. Par laxisme, parce qu'ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, les responsables politiques sont en train de gâcher ce qui faisait la richesse de cette région, il est certain que nous le regretterons tous prochainement.

                                                                        
                                                                       
                                Nikita de la plaine

lundi, 5 avril 2010

"Montée impossible" La Bresse

Montée impossiblePeut-être connaissez-vous le "Moutier des fées". "Prés du col de Grosse-Pierre, entre Gerardmer et la Bresse, on découvre au milieu d'un marais asséché, mais cependant situé à 1000 mètres d'altitude, un amas de roches granitiques dont les formes bizarres évoquent une ancienne église : c'est le Moutiers des Fées. Le lieu est désert, d'un silence pesant. Seuls, l'appel d'un berger, le tintement d'une clarine ou le cri d'un oiseau, apportent une note vivante à ce paysage figé dans une grandiose tristesse qui porte à la rêverie." C'est ainsi qu'est décrit dans un guide ce lieu un peu magique, dont la légende dit qu'a certaines époques de l'année, de préférence aux solstices, pendant la nuit, Fées, Sorcières, Lutins et Sotrés s'y rassemblent pour des cérémonies secrètes. Or depuis quelques années, à quelques encablures de ce lieu et une fois par an, ce ne sont ni les chants des oiseaux, ni les danses des Sorcières qui viennent troubler le silence du site, mais les vrombissement rageurs de dizaines d'engins motorisés qui prennent d'assaut la pente déboisée et ravagée (voir photo) afin d'en atteindre le sommet. Cette manifestation intitulée "montée impossible" transforme pour deux jours ce site en monstrueux Disney-land piétiné par des milliers de spectateurs, et laisse pour l'année un paysage de désolation, pentes boueuses et ravinées, végétation massacrée. Cette manifestation qui se range dans la catégorie des "loisirs motorisés" n'a pas sa place au coeur du Parc Régional des Ballons des Vosges, elle est de plus parfaitement déplacée dans un site naturel quel qu'il soit. Enfin est-elle vraiment indiquée en période de raréfaction énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique? Nos élus qui n'hésitent pas à faire appel dans leurs discours au "développement durable" seraient bien inspirés de questionner leurs pratiques sous peine de perdre ce qui leur reste de crédibilité.

Xonrupt-Longemer, Jusqu'où s'arrêteront-ils?

Pub XonruptSur une distance d'un peu plus d'un kilomètre, à l'entrée et à la sortie de Xonrupt-Longemer plus de 50 panneaux publicitaires de toutes tailles invitent l'automobiliste à toutes sortes de services ou de propositions commerciales toutes plus exceptionnelles les unes que les autres. C'est une véritable débauche sans aucun respect de la réglementation et encore moins de l'environnement visuel. Comment de tels excès peuvent-ils être possibles? Certains annonceurs sont présents à plusieurs reprises avec des panneaux annonçant "chez X à 500m" puis "à 300m" "150m" "ici", à se demander si on ne prends pas le client pour un débile! Que dit la municipalité de Xonrupt-Longemer? Considère-t-elle que cet état de fait est normal et renforce l'image de station nature, que celle-ci veut se donner? Cet envahissement publicitaire frise ici la caricature, mais il est en train d'envahir doucement l'ensemble des routes de montagnes où se retrouve ici et là des panneaux avec ou sans autorisation, qui pour un Hôtel, une attraction, etc. Il est temps de mettre le holà à ces pratiques et pour le moins de faire respecter la réglementation. Mesdames et Messieurs les élus, à vous de jouer !

mardi, 9 mars 2010

Coca Cola

La multinationale Coca cola tente de faire interdire un film mettant en scêne une possible implication dans l'assassinat de syndicalistes colombiens. Même si il n'existe pas de preuves accablantes contre la firme américaine, l'existence de négociations secrètes entre Ed Potter responsable des relations au travail de coca cola et les défenseurs des syndicalistes colombiens, dévoilées dans le film, jettent une image trouble dans les bulles de Coca Cola. Ne plus acheter ni consommer de Coca Cola, voilà une action simple et qui de plus est bonne pour la santé. (voir article de Bakchich info)