Chronique des vallées

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mercredi, 26 octobre 2011

Scandale environemmental au Hohneck

Scandale environnemental au Hohneck

Quelle surprise lorsque j’ai découvert au mois d’août dernier la plaie ouverte dans la chaume du Hohneck sur le terrain situé derrière l’auberge du Pied du Hohneck. Renseignements pris, je tombais des nues quand on m’expliqua qu’il s’agissait de la réalisation d’un circuit de BMX appelé aussi « pumptrack » construit par le propriétaire de l’auberge. Pumptrack_dom_2 Ce circuit d’une surface de 460m2 a été construit en totale illégalité, aucune déclaration de travaux, pourtant obligatoire pour cette surface, n’a été déposée à la mairie de La Bresse. De plus, le circuit est situé en zone « Natura 2000 » dans un site classé, le Parc des Ballons des Vosges qui gère les espaces « Natura 2000 » a lui aussi été mis devant le fait accompli.

Aujourd’hui les administrations, les collectivités et les associations concernées se sont saisies du dossier, mais il semble que du côté des administrations les choses n’avancent pas vite et déjà quelques associations ont envisagé de porter l’affaire en justice. Il est clair qu’un tel équipement n’a pas sa place à cet endroit et sur les crêtes en général. Je ne suis personnellement pas opposé à la réalisation de tels circuits, certaines communes d’ailleurs en construisent, mais sur les hautes chaumes, en zone « Natura 2000 » et dans un site protégé, c’est inacceptable. Cette situation montre à quel point les discours sur l’aménagement des crêtes pour l’accueil des touristes, au nom bien sûr du « développement durable » servi à toutes les sauces, surtout les plus indigestes, ouvrent la porte aux pires dérives; situation laissant penser que la transformation des Hautes Vosges en parc d’attraction n’est pas si éloignée que cela, si personne ne réagit.

Ce milieu est particulièrement fragile et soumis à une pression touristique non contrôlée. Il serait temps que les institutions et les collectivités en prennent conscience, il serait temps que le Parc des Ballons joue enfin son rôle et affirme clairement des objectifs de protection des hautes chaumes pour lequel il a essentiellement été crée. La nouvelle rédaction de la charte du Parc vient d’ailleurs comme la précédente, d’être retoquée par le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) au motif qu’elle prend très mal en compte cette mission. Pumptrack_dom_1

Une indiscutable insertion réussie dans le paysage !!!

Vous pouvez signer la pétition ici

mardi, 25 octobre 2011

Comprendre la dette

Une vidéo claire et pédagogique sur un sujet dont on voudrait nous faire croire qu'il est affaire de spécialiste.



mercredi, 12 octobre 2011

La Moselotte polluée sur plusieurs km

Depuis les pistes de ski de la Bresse Hohneck jusqu'à Vagney, la Moselotte connaît une importante pollution causée par des boues. Ces boues proviennent des travaux actuellement en cours sur le site de la station de ski pour l’installation d’un nouveau télésiège, plus grand, plus beau, plus fort que les précédents ! Vosges matin 10-11-2011

Dans un article de Vosges Matin du 10 octobre dernier, Monsieur J.M. Remy patron de la station nous explique qu’il est prêt à indemniser les pécheurs et qu’il a demandé à l’entreprise qui réalise les travaux, de creuser des bassins de décantation pour stopper le ruissellement de la boue dans les rivières. A la question de bon sens posée par le journaliste : pourquoi ces travaux n’ont pas été réalisés avant, afin d’éviter tout risque de contamination des cours d’eau environnants, nous avons droit à cette réponse proprement surréaliste : « c’était techniquement impossible étant donné l’importance des travaux ». Si l’on résume la pensée désinvolte de ce patron : 1- la pollution était inévitable, 2- les travaux techniquement impossibles avant, étaient techniquement possibles après !

De qui se moque-t-on ? Si aucune mesure préventive n’a été prise pour protéger l’environnement, c’est tout simplement parce que ces messieurs considèrent que tout leur est permis et qu’un peu d’argent pourra régler un éventuel problème.

Le reste des réponses ne manque pas non plus de sel. Toujours selon ce patron, l’argent qu’il déclare généreusement distribuer, ici pour financer une échelle à truites, là pour indemniser un pisciculteur, devrait l’exonérer de toute critique et sans doute l’autoriser à continuer à polluer sans fin.

Non Monsieur, les dégâts causés par vos inconséquences, s’ils affectent gravement les truites et l’équilibre biologique des cours d’eau particulièrement de la Moselotte et par voie de conséquence directe, les sociétés de pêches, et les pisciculteurs, affectent aussi toute la collectivité pour qui l’eau et les rivières constituent un bien commun que nous devons impérativement préserver pour le transmettre à nos enfants.

Votre désinvolture à l’égard de ce qui est notre bien commun, si elle est condamnable juridiquement, et je forme le vœu que la justice vous condamne pour cela, est avant tout condamnable moralement, car la poursuite de vos intérêts privés ne saurait justifier de telles atteintes à l’environnement.

mercredi, 22 décembre 2010

La Chalande

ChalandeC'est l'hiver et je me souviens de "la chalande", ce gâteau aux raisins secs que cuisait ma grand mère et qu'elle servait tiède sorti du four de la cuisinière à bois certains après-midi neigeux. La cuisine seule pièce chauffée à l'époque conservait longtemps l'envoûtante odeur de la cuisson de cette pâte levée. La première dégustation d'une généreuse part de chalande tiède annonçait les suivantes, celles des lendemains, lorsque le gâteau après avoir légèrement séché et un peu durci, offrirait au palais des sensations différentes moins douces mais plus charpentées. Je n'ai pas retrouvé dans les chalandes des boulangers locaux les saveurs et les textures de mon enfance, des chalandes de ma grand mère. Malheureusement l'uniformisation des goûts est passée par là, et les boulangers pensent qu'aujourd'hui le client ne saurait apprécier autre chose qu'une pâte briochée, si bien que ce qui est vendu sous l'appellation "chalande" ressemble comme deux gouttes d'eau à une brioche ou un Kougelhof. A quoi bon !!

Il ne me restait qu'une solution, retrouver la recette de ma grand mère et me lancer tout seul dans la fabrication d'une "vraie" chalande. Aussitôt dit, presqu'aussitôt fait. Après quelques essais, deux en vérité, complètement loupés et qui donnèrent un ersatz de far breton (le far breton est, quand il est réussi, un excellent gâteau) le troisième fut, contre toute attente, celui de la réussite, et je dirais même celui de la consécration. Il faut dire que les deux premiers échecs m'incitèrent fermement à aller consulter toute la documentation passée et présente sur la chalande et ses avatars. Quelques clics plus loin je corrigeais mes erreurs et mettais sur pied une recette qui transforma l'essai. Quelle ne fut pas ma joie de retrouver tout ce que ma mémoire avait peut-être magnifié, tout était là, les odeurs et les saveurs, même la neige, qui cet après-midi là, tombait en abondance, consacra ma réussite.

Alors si vous voulez vous aussi goûter une" vraie" chalande, je vous livre la recette et si quelques artisans boulangers de nos vallées voulaient bien prendre le risque de l'authenticité, je ne suis pas certain que cela les desservirait.

Recette de la Chalande aux raisins

ingrédients : 3 œufs, 150 gr de matière grasse (margarine de préférence) 50gr de sucre poudre, 100 à 150 gr de raisins secs, 20cl de lait, 20gr de levure de bière (levure de boulanger), farine (bio de préférence) autant que nécessaire (environ 400gr), 8 à 10gr de sel

Faire fondre la margarine au bain marie, battre les œufs, dans une jatte, mélanger la margarine les œufs le sucre et un peu de farine (80gr) dissoudre la levure dans le lait préalablement tiédi. Ajouter le lait et le sel puis mélanger en ajoutant progressivement la farine jusqu'à l'obtention d'une pâte consistante mais encore légèrement collante. Couvrir avec un torchon propre et laisser reposer 2 heures au chaud (22 degrés) pour que la pâte lève. Reprendre la pâte incorporer les raisins et un peu de farine, mélanger et verser la dans un moule à gâteau à bord haut et droit que vous aurez préalablement beurré sur le fond et les bords. Laisser de nouveau reposer 1 heure pour que la pâte lève puis enfourner 20 à 30mn dans le four préalablement chauffé à 160 degrés.

P.S. Il existe aussi la Chalande au lard plus souvent appelée Cholande, il suffit de remplacer les raisins par des morceaux de lard fumé (250 gr), la margarine par de la crème liquide (20cl) et de réduire la quantité de sucre à une cuillère à soupe.

Télécharger la recette en pdf

mercredi, 8 septembre 2010

Pétition contre les dérives sécuritaires de l'opération "voisins vigilants"

Pétition citoyenne : Non à la dérive sécuritaire de l’opération « Voisins vigilants »

Voisins vigilantsSous couvert d’expérimentation locale, des initiatives sont engagées un peu partout en France, de façon diffuse par la Gendarmerie nationale, sous le nom anodin mais pas neutre d’une opération « Voisins vigilants ». Les Vosges, est, au nombre des départements où l’on s’efforce de mettre en œuvre ce type de dispositif qui nous dit-on « ne fait pas partie de la politique de lutte contre l’insécurité, du gouvernement », et pourtant ce sont des responsables de la gendarmerie nationale qui incitent les maires et les élus locaux à cautionner et à répercuter l’opération ! De quoi s’agit-il ? Tout simplement de recruter, dans certains quartiers, des volontaires à qui est confiée la mission de déceler « les choses anormales », et de les signaler à un référent ou à l’unité de gendarmerie. Ce dispositif est supposé avoir une action préventive… Mais, comment se conçoit l’équilibre fragile entre vigilance, contrôle, intervention ? Qui fixe les limites ? Quels moyens fiables et sûrs existeront permettant d’éviter le glissement, l’incident, voire le drame auxquels pourraient conduire une mauvaise appréciation de la situation, un excès de zèle, l’absence des forces de gendarmerie ou de police ? C’est le rôle de la police républicaine d’assurer la sécurité et de poursuivre les délinquants. Ce n’est pas aux simples citoyens de le faire. La mise en place de ce système, au-delà de son évidente inefficacité ne peut que porter atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée. La question de la conformité de ce dispositif avec nos lois, valeurs et principes républicains est clairement posée, nous sommes là devant une tentative de remise en cause des libertés individuelles et collectives. C’est pourquoi nous demandons au Préfet des Vosges de mettre un terme aux « expériences » déjà engagées et de s’opposer à toute nouvelle initiative de ce type dans les communes du département.
Signer la pétition

samedi, 28 août 2010

Bussang Le thèatre du peuple, triste saison

Depuis quelques années le théâtre du peuple à Bussang nous présente un double visage. côté pile une augmentation du nombre de représentation avec notamment l'instauration d'un horaire du soir pendant la saison, ce qui constitue une intéressante innovation, côté face la programmation de pièces sous la houlette du directeur actuel, Pierre Guillois, et qui ont pour point commun de faire appel plus que de raison à la vulgarité du texte et de la mise en scène, particulièrement lorsqu'il en est l'auteur.

Nous sommes garantis d'avoir à chacune des pièces le privilège de contempler le cul d'un acteur voire de toute la troupe, d'être envahis de giclées d'hémoglobine sans oublier d'avoir à supporter des textes vulgaires et orduriers tellement vulgaire et orduriers qu'ils en deviennent risibles sans le vouloir.

Monsieur Guillois, les gesticulations sanguinolentes et ordurières que vous nous infligez ne choquent depuis longtemps plus personne, sauf sans doute quelques esprits faibles, elles ne provoquent pas plus le dégoût que l'écœurement si cela était le but recherché. Elles n'inspirent guère plus qu'un peu de pitié. En revanche là ou vous êtes impardonnable, c'est en laissant penser que vous vous inscrivez dans la tradition du théâtre du peuple. Non, mille fois non, votre conception, si cela en est une, ne se rattache en rien à celle du théâtre de Bussang qui nous a laissé au cours du temps des représentations d'exception de pièces classiques ou modernes, de créations contemporaines, qui ont fait sa réputation et sa notoriété. Notoriété, sur laquelle vous avez prospéré et sans laquelle vous auriez sans doute joué devant des salles à moitié vides ou à moitié pleines, c'est selon. Monsieur Guillois, votre passage à Bussang sera comme une parenthèse vite oubliée de l'histoire de ce théâtre, et c'est tant mieux. Bussang survivra.

La dernière saison confirme malheureusement tout cela. Les deux pièces montées, "Peau d'Âne" et "Le gros la vache et le Mainate" réussissent le tour de force de réunir en plus des caractéristiques citées plus haut, indigence de la mise en scène et misérabilisme des textes, qui s'étirent infiniment au détriment de la patience du spectateur qui refuse d'être l'otage de la facilité et des procédés, abondamment utilisés. Ces textes et mises en scène ont sans doute leur place sur TF1 entre deux séquences de télé-réalités bien crapoteuses mais n'ont rien à faire sur la scène du théâtre de Bussang.

Théâtralement vôtre

jeudi, 22 juillet 2010

Où l’on reparle du salon du Polar de La Bresse.

Après un premier salon qui s’est tenu fin novembre 2009 et qui est loin d’avoir rencontré le succès que lui prêtent ses organisateurs (il faut bien appâter la subvention), une deuxième livraison nous est promise pour novembre 2010. La lecture des réjouissances 2010 ressemble à s’y méprendre à celles de 2009, comme si les organisateurs en manque d’imagination faisaient chauffer le « copier coller », outil préféré des plagieurs en tous genres.

Pas l’ombre du soupçon d’une idée nouvelle dans ce second numéro : le thème du concours de nouvelle est la copie conforme du précédent, plus de la moitié des auteurs invités était déjà là l’année dernière, les animations sont calquées à la virgule près etc.. Heureusement, le film projeté en ouverture sera différent, ouf, on revient de loin !

La fine équipe « organisatrice » de cette seconde édition serait-elle en panne d’imagination ? Après avoir créé de toutes pièces en 2009 cette manifestation qui somme toute portait en elle les germes d’un développement prometteur, la voilà qui nous ressert le même plat avec un furieux goût de réchauffé !

J’ai cherché une explication, et je l’ai trouvée. En plus du goût de réchauffé le plat dégage aussi une forte odeur de brûlé. En effet deux des membres fondateurs de l’association et principaux concepteurs de la première édition ont été virés sans ménagement par cette équipe dont on peut aujourd’hui, et moins que demain, mesurer la capacité à porter un vrai projet culturel. Sans vergogne aucune ils ont pillé ce qu’ils sont incapables de concevoir et sans doute s’imaginent-ils que cela suffira à assurer leur succès !

Il est consternant qu’une des rares manifestations culturelles de notre fond de vallée soit dés sa seconde édition victime d’un tel manque de créativité, ce second salon manque déjà de souffle, dommage.

lundi, 24 mai 2010

Week-end de Pentecôte en Hautes-Vosges : on ne m'y reprendra plus!

Temps chaud et ensoleillé, la nature a explosé dans les tons vert tendre, tout est en place pour vivre de merveilleux moments...Que nenni ma fille, les Hautes-Vosges il faudra les éviter les jours fériés. Mais qu'a-t-il bien pu se passer? L'horreur personnifiée vous dis-je ma mère!!! Des théories de motos françaises et étrangères ont sillonné durant les 3 jours les grandes mais surtout les petites routes de cette belle région, par paquets de de 10, 15 ou plus, faisant pétarader leurs engins, doublant sans visibilité et roulant à des vitesses largement au-dessus de celles autorisées et donc très dangereuses. Ces cavaliers de l'enfer déboulent en seigneurs dans les villages nous assourdissant de leur vacarme. D'après les autochtones, c'est comme cela chaque dimanche d'été et journellement en juillet ,août...

En France, les jours fériés voient en général fleurir au bord des routes la présence de gendarmes pour calmer les ardeurs automobilistes : en 3 jours rien, personne pas l'ombre d'un képi pour verbaliser les débordements des motards en Hautes-Vosges. Je comprends qu'il soit agréable de rouler à moto par beau temps, tranquillement. Mais ce que j'ai constaté ce week-end de Pentecôte n'a rien eu à voir avec une ballade tranquille et au fil des heures ma colère s'est amplifiée. Les Vosges, la montagne, la forêt, les lacs sont un réservoir d'énergie, de beauté auxquels les visiteurs viennent se ressourcer, communier avec la nature,alors que font là ces groupes de motards qui se rendent en montagne pour la polluer et y faire un boucan intempestif?

Et à quoi pensent nos élus, pourquoi ne font-ils pas respecter les limitations de vitesse en agglomération ,cherchent-ils à transformer la montagne en un vaste "motodrome"? Il existe des circuits ad hoc que les motards les utilisent. Ah! mais j'oubliais : les motards, ce sont des touristes, ils font tourner le commerce, consomment. Le maître mot est lâché, plutôt ravager la nature, du moment que les touristes consomment. J'avais cru entendre le mot crise, et celui de décroissance...qu'il nous fallait apprendre à vivre différemment, ne pas gaspiller.

Les élus ont leur part de responsabilité, eux qui siègent au Parc des Ballons, laissent faire et ne prennent aucune initiative utile.

En ce qui me concerne, je vais en effet éviter les Hautes-Vosges et le faire savoir autour de moi, je les fréquentais pour leur calme et la sérénité que j'y trouvais depuis de longues années. Par laxisme, parce qu'ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, les responsables politiques sont en train de gâcher ce qui faisait la richesse de cette région, il est certain que nous le regretterons tous prochainement.

                                                                        
                                                                       
                                Nikita de la plaine

lundi, 5 avril 2010

"Montée impossible" La Bresse

Montée impossiblePeut-être connaissez-vous le "Moutier des fées". "Prés du col de Grosse-Pierre, entre Gerardmer et la Bresse, on découvre au milieu d'un marais asséché, mais cependant situé à 1000 mètres d'altitude, un amas de roches granitiques dont les formes bizarres évoquent une ancienne église : c'est le Moutiers des Fées. Le lieu est désert, d'un silence pesant. Seuls, l'appel d'un berger, le tintement d'une clarine ou le cri d'un oiseau, apportent une note vivante à ce paysage figé dans une grandiose tristesse qui porte à la rêverie." C'est ainsi qu'est décrit dans un guide ce lieu un peu magique, dont la légende dit qu'a certaines époques de l'année, de préférence aux solstices, pendant la nuit, Fées, Sorcières, Lutins et Sotrés s'y rassemblent pour des cérémonies secrètes. Or depuis quelques années, à quelques encablures de ce lieu et une fois par an, ce ne sont ni les chants des oiseaux, ni les danses des Sorcières qui viennent troubler le silence du site, mais les vrombissement rageurs de dizaines d'engins motorisés qui prennent d'assaut la pente déboisée et ravagée (voir photo) afin d'en atteindre le sommet. Cette manifestation intitulée "montée impossible" transforme pour deux jours ce site en monstrueux Disney-land piétiné par des milliers de spectateurs, et laisse pour l'année un paysage de désolation, pentes boueuses et ravinées, végétation massacrée. Cette manifestation qui se range dans la catégorie des "loisirs motorisés" n'a pas sa place au coeur du Parc Régional des Ballons des Vosges, elle est de plus parfaitement déplacée dans un site naturel quel qu'il soit. Enfin est-elle vraiment indiquée en période de raréfaction énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique? Nos élus qui n'hésitent pas à faire appel dans leurs discours au "développement durable" seraient bien inspirés de questionner leurs pratiques sous peine de perdre ce qui leur reste de crédibilité.

Xonrupt-Longemer, Jusqu'où s'arrêteront-ils?

Pub XonruptSur une distance d'un peu plus d'un kilomètre, à l'entrée et à la sortie de Xonrupt-Longemer plus de 50 panneaux publicitaires de toutes tailles invitent l'automobiliste à toutes sortes de services ou de propositions commerciales toutes plus exceptionnelles les unes que les autres. C'est une véritable débauche sans aucun respect de la réglementation et encore moins de l'environnement visuel. Comment de tels excès peuvent-ils être possibles? Certains annonceurs sont présents à plusieurs reprises avec des panneaux annonçant "chez X à 500m" puis "à 300m" "150m" "ici", à se demander si on ne prends pas le client pour un débile! Que dit la municipalité de Xonrupt-Longemer? Considère-t-elle que cet état de fait est normal et renforce l'image de station nature, que celle-ci veut se donner? Cet envahissement publicitaire frise ici la caricature, mais il est en train d'envahir doucement l'ensemble des routes de montagnes où se retrouve ici et là des panneaux avec ou sans autorisation, qui pour un Hôtel, une attraction, etc. Il est temps de mettre le holà à ces pratiques et pour le moins de faire respecter la réglementation. Mesdames et Messieurs les élus, à vous de jouer !

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